Santé hivernale

Vitamine D : l'urgence hivernale au Québec

2026-03-2112 min de lectureRévisé par des professionnels de santé

Le Québec, terre de carence en vitamine D

Situé entre le 45e et le 62e parallèle nord, le Québec reçoit un rayonnement UVB insuffisant d'octobre à avril pour permettre la synthèse cutanée de vitamine D. Selon Santé Canada et Statistique Canada, près de 40 % des Canadiens présentent un taux sérique de 25(OH)D inférieur à 50 nmol/L en hiver, seuil considéré comme insuffisant.

Le saviez-vous? À Montréal (latitude 45°N), la synthèse cutanée de vitamine D est pratiquement nulle de novembre à mars, même par temps ensoleillé.

Vitamine D et système immunitaire

La vitamine D n'est pas une simple vitamine : c'est une pro-hormone qui active plus de 200 gènes liés à l'immunité. Elle stimule la production de peptides antimicrobiens (cathélicidine, défensines), module la réponse inflammatoire et renforce les barrières épithéliales.

Conséquences d'un déficit au Québec

Le déficit en vitamine D au Québec est associé à une augmentation des infections respiratoires hivernales (grippe, rhume, bronchite), un risque accru de trouble affectif saisonnier (TAS), un affaiblissement de la densité osseuse et un dérèglement du métabolisme glucidique.

Populations à risque au Canada

Stratégies d'optimisation

Alimentation

Les sources alimentaires de vitamine D sont limitées au Canada : poissons gras (saumon sauvage, truite), lait et boissons végétales enrichies, jaune d'œuf et champignons exposés aux UV. Le lait est obligatoirement enrichi en vitamine D au Canada (35 à 45 UI par 100 ml).

Supplémentation

Santé Canada recommande 600 UI par jour pour les adultes et 800 UI après 70 ans. Toutefois, de nombreux chercheurs et la Société canadienne d'endocrinologie suggèrent des apports de 1 000 à 2 000 UI par jour, particulièrement en hiver.

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Recommandations pratiques pour les Québécois

  1. Faire doser son taux de 25(OH)D à l'automne (prise de sang)
  2. Supplémenter d'octobre à avril (1 000 à 2 000 UI/jour pour la plupart des adultes)
  3. Privilégier la D3 (cholécalciférol), plus efficace que la D2
  4. Associer vitamine K2 pour orienter le calcium vers les os
  5. Consommer des poissons gras 2 à 3 fois par semaine

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Références scientifiques

  1. Statistique Canada. Taux de vitamine D dans le sang des Canadiens. Enquête canadienne sur les mesures de la santé, 2012-2013.
  2. Santé Canada. Apports nutritionnels de référence : Vitamine D et calcium. 2011.
  3. Aranow C. Vitamin D and the immune system. J Investig Med. 2011;59(6):881-886.
  4. Martineau AR, et al. Vitamin D supplementation to prevent acute respiratory tract infections. BMJ. 2017;356:i6583.
  5. Holick MF. The vitamin D deficiency pandemic. NEJM. 2007;357(3):266-281.
Article révisé par des professionnels de santé | Association ORIM | Science suisse en immunonutrition

Association ORIM | Immunonutrition préventive

Contenu fondé sur la science, développé par l'équipe de recherche ORIM™ à Genève, Suisse.